Mon accompagnement en…

INTEGRATION DES REFLEXES ARCHAÏQUES

Les réflexes archaïques ? C’est quoi ?

Si vous êtes parents, vous en avez déjà entendu parler. Mais si ! Rappelez-vous ! A la naissance de votre enfant, quand le médecin l’a soulevé par les aisselles et qu’il s’est redressé et mis à marcher, un pied devant l’autre ! Ou quand, durant les premiers mois de sa vie, bébé vous agrippait fermement le doigt, ou les cheveux, ou tout autre chose mise dans sa paume.

Hé bien, les réflexes de la marche et d’agrippement (ou grasping) sont des réflexes archaïques.

réflexe d'agrippement
A sa naissance, le nourrisson possède une dizaine de réflexes dits « archaïques », ou « primitifs ». A l’instar de tous les réflexes, les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques et involontaires déclenchés par un stimulus. Mais à la différence d’autres types de réflexes (rotulien, pupillaires…), les réflexes archaïques ont la particularité de s’intégrer naturellement durant la première année de vie du bébé, laissant place à des mouvements volontaires ou des réflexes posturaux (ou de vie). Quand on dit qu’un réflexe « s’intègre », cela ne signifie pas qu’il a disparu, mais qu’il a disparu à l’observation. Il est en quelque sorte rangé dans un tiroir du cerveau. En cas de nécessité (stress, réel danger), les réflexes reprennent les commandes le temps d’assurer notre survie (physique et émotionnelle) (donc quelques secondes seulement). La phase d’intégration peut se prolonger jusqu’à trois ans pour certains réflexes. Mais à trois ans, tous les réflexes devraient être intégrés.

A quoi servent-ils ?

La plupart des réflexes archaïques apparaissent dès la vie fœtale. Leur présence à la naissance est le signe du bon développement du système nerveux.

Les réflexes archaïques et les réflexes de vie constituent la base du développement de tout être humain. Ils sont essentiels à la survie du bébé (naître, se nourrir, se protéger), mais aussi à son développement moteur. C’est à force de répéter les mouvements réflexes que le bébé va progressivement renforcer son tonus musculaire, apprendre à se mouvoir et coordonner ses mouvements, notamment à contrôler sa tête indépendamment du reste du corps, mais également qu’il va créer de nouvelles connexions neuronales.

Pourquoi vouloir les intégrer, si ça se fait naturellement ?

Il arrive (pour diverses raisons et notamment si le bébé est entravé dans sa motricité) que des réflexes archaïques ne s’intègrent pas. Ils vont alors venir parasiter le fonctionnement de l’enfant et même de l’adulte, et affecter les compétences dans les sphères sensori-motrice mais également cognitive (processus mentaux en jeu dans l’acquisition des connaissances) et émotionnelle (sécurité intérieure, résistance au stress, confiance en soi, capacité d’adaptation, capacité à faire des choix, compétences relationnelles).

En outre, pour bloquer le mouvement réflexe qui le parasite dans ses activités, l’enfant, ou l’adulte, met en place, inconsciemment, des stratégies posturales de compensation, comme s’assoir en W au sol, s’assoir en tailleur sur une chaise ou avec un genou replié sous la fesse, enrouler ses jambes autour des pieds de la chaise, tourner sa feuille à la perpendiculaire quand il écrit, marcher les pieds vers l’intérieur… Si l’enfant parvient à rester concentré sur sa tâche, c’est au prix d’efforts considérables puisqu’il doit mobiliser son énergie et ses capacités attentionnelles à la fois sur la tâche à effectuer et sur la stratégie compensatoire.

En cas de réflexes archaïques non intégrés, il est possible, à tout âge, de les intégrer, permettant alors à la personne d’avoir accès à toutes ses ressources et d’atteindre son plein potentiel d’apprentissage.

Pour qui ?

Pour les enfants, les adolescents, les adultes

qui rencontrent une ou plusieurs des difficultés suivantes, qui peuvent être des signes d’un réflexe non intégré :

Difficultés cognitives

  • Manque d’attention et de concentration
  • Difficultés de lecture
  • Difficultés de raisonnement et de logique
  • Difficultés d’orientation spatio-temporelle
  • Difficultés d’organisation

Difficultés émotionnelles

  • Timidité excessive
  • Stress permanent (sursaut au moindre bruit)
  • Difficultés à réguler ses émotions (hypersensibilité émotionnelle), susceptibilité, accès de colère
  • Ne regarde pas dans les yeux en parlant
  • Difficulté à dire « non », à s’affirmer
  • Accepte mal les changements

Difficultés sensori-motrices

  • Hypersensibilité sensorielle (hyperesthésie)
  • Difficile sur le plan alimentaire
  • Mal des transports
  • Tension des mâchoires, bruxisme (grincement des dents pendant le sommeil)
  • Problèmes d’élocution
  • Posture voûtée
  • Énurésie (pipi au lit)
  • Perte d’équilibre
  • Maladresse
  • Agitation
  • Met tout à sa bouche
  • Mauvaise coordination
  • Difficulté pour mâcher, manger des morceaux
  • Difficultés de graphisme et d’écriture (dysgraphie) (tient mal son stylo, n’écrit pas sur la ligne…)

Avec quels outils ? quelles méthodes ?

Des professionnels de l’éducation et de la santé ont mis au point différentes techniques corporelles innovantes permettant d’intégrer les réflexes archaïques.

La méthode RMT® (Rythmic Movement Training) a été développée par le psychiatre suédois Harald Blomberg, à partir des travaux de la photographe suédoise Kerstin Linde, spécialiste du mouvement, qui, suite à ses observations sur la façon dont les nouveau-nés bougeaient, avait mis au point un programme de mouvements imités des mouvements naturels et spontanés des bébés.

L’Australienne Moira Dempsey, spécialisée en kinésiologie éducative du développement, a développé une version éducative du RMT® (à visée plus thérapeutique) et ouverte sur l’international, le RMTI® (Rhythmic Movement Training International). Il s’agit de la méthode à laquelle je me suis formée.

Ces deux méthodes utilisent, en plus des mouvements passifs et actifs, des pressions isométriques douces issues des travaux de Svetlana Masgutova, docteur en psychologie russe, fondatrice de la méthode MNRI® (Masgutova Neurosensorimotor Reflex Integration).

Comment se déroule un accompagnement ?

  • Comment prendre contact ?

    La prise de rendez-vous se fait par téléphone.

    Suite à ce premier échange, j’envoie par e-mail un questionnaire à remplir et à me retourner complété au plus tard deux jours avant le premier rendez-vous.

    Ce questionnaire vise à recueillir des premières informations sur la grossesse, l’accouchement et le développement de la personne concernée. Beaucoup d’événements pré- ou postnataux peuvent être la source de perturbation des réflexes (grossesse pathologique, stress émotionnel pendant la grossesse, accouchement difficile, par césarienne, à l’aide de forceps, manque de stimulation du nourrisson, utilisation d’un trotteur,…).

    Il ne ne remplace pas « l’anamnèse », c’est-à-dire l’interrogatoire du sujet sur son passé et l’histoire de sa/ses difficulté(s), mais il permet de gagner du temps lors du premier entretien.

  • La première consultation – 1h15 – 65 €

    Elle dure 1h15.

    Pour un enfant ou un adolescent, elle a lieu en présence d’au moins un des parents.

    Elle permet de :

    • faire connaissance ;
    • d’exposer/de comprendre la problématique et les attentes ;
    • de reprendre ensemble l’histoire du sujet (pendant la grossesse, accouchement, développement) ;
    • de fixer un objectif d’accompagnement ;
    • de tester les réflexes.

    Je ne teste pas tous les réflexes (il en existe plus de 60), seulement ceux en lien avec l’objectif et avec mes hypothèses (émises sur la base de mes observations et des réponses aux questions).

  • Les consultations de suivi – 1h – 55 €

    Fréquence

    Les consultations sont espacées de trois à quatre semaines. Durant cet intervalle, vous pratiquez tous les jours à la maison des mouvements simples selon le programme établi ensemble chaque mois.

    Déroulé

    Les consultations de suivi durent 1h.

    Elles se déroulent en trois temps :

    • évocation des progrès et/ou difficultés rencontrés le mois précédent ;
    • travail sur les réflexes archaïques ;
    • proposition d’un programme d’exercices à réaliser chez soi.

    Pour un enfant ou un adolescent, la présence d’un parent est requise au moins en début et en fin de séance.

    Durée de l’accompagnement

    La durée de l’accompagnement est variable d’une personne à l’autre. Elle dépend de l’objectif, mais aussi de l’implication. L’intégration d’un réflexe ne se fait pas du jour au lendemain, en une séance. Le cerveau a besoin de temps pour créer de nouvelles connexions et pour les rendre durables. Comme tout apprentissage, c’est la répétition et la régularité qui permet de progresser. Plus la personne sera rigoureuse et régulière dans les exercices à faire à la maison, plus vite les réflexes s’intègreront. Dans le cas d’un enfant, il est donc primordial que le parent soit guidé (lors des séances) dans la pratique de ces mouvements qui doivent être réalisés avec le plus de précision possible.

    Généralement, pour que les progrès s’installent durablement, il faut plusieurs mois, voire un an.